Peu de sculptures traditionnelles africaines sont aussi célèbres et on fait couler autant d'encre que ces masques. Il a été montré que les tsaayi, localisés aux sources de l'ogooué, utilisaient des masques à une date ancienne, et dans des circonstances inconnues. Quand le Congo français devint indépendant, les anciennes traditions furent réactivées. On peut considérer comme certain que les rites actuels du kidumu ne sont pas identiques, dans leur organisation, dans leur fonction, à ceux du XIXe siècle. Aussi, les sculpteurs congolais des années 1950, d'une part, s'insprirèrent des anciens masques publiés dans des catalogues et des livres d'art et d'autre part, confectionnèrent les nouveaux en nombre plus grand que ne l'exigeaient les besoins du kidumu, pour satisfaire une demande commerciale.