Le masque Pwo, qui signifie femme, fait revivre le premier ancêtre féminin dans une société Tschokwé matrilinéaire. Lorsqu'un danseur demande à un sculpteur de lui réaliser un masque pwo, il lui présente symboliquement un anneau de cuivre, prix de la « fiancée ». Il conclut ainsi une sorte de mariage mystique avec le masque. Dans l'isolement d'une retraite, l'artiste exécutera la sculpture du masque. Le costume, d'un lourd macramé de cordelettes végétales, est enrichi de parures et comporte de faux seins. Sur ce masque, une scarification médiane, appelée kangongo, divise le visage. Les larmes traditionnelles s'inscrivent sur les joues. La paroi nasale est percée et embellie d'une fine cheville. La bouche entrouverte laisse apparâitre une dentition taillée en pointe. La danse féminisée nécessite comme accessoire un chasse-mouches ou une crécelle. Ce masque intervient dans les rites d'initiation des garçons qui portent le nom de mukanda.